Le poulet de Tante MariaO frango da Tia Maria
Tante Maria élevait ses poulets. Elle choisissait le bon, le tuait, le plumait — tout à la main. Puis elle le coupait en deux, l'ouvrait à plat, et le laissait prendre la marinade.A Tia Maria criava os seus frangos. Escolhia o melhor, matava-o, depenava-o — tudo à mão. Depois abria-o ao meio, deixava-o bem espalmado, e a apanhar a marinada.
Le plus beau, c'était l'arrosage. Elle prenait un bouquet de persil, le trempait dans la marinade, et badigeonnait le poulet — lentement, comme si elle peignait un beau tableau. Le persil, c'était son pinceau.O mais bonito era o regar. Pegava num ramo de salsa, molhava-o na marinada, e pincelava o frango — devagar, como quem pinta um belo quadro. A salsa era o seu pincel.
« Il y a plus de trente ans, j'ai emmené un ami kabyle au Portugal. Il nous parle encore du poulet de Tante Maria. »« Há mais de trinta anos, levei um amigo cabila a Portugal. Ainda hoje fala do frango da Tia Maria. »La maison / A casa